Par Antoine21 min de lectureDernière mise à jour le 27 octobre 2026

Ce guide vous aide à comprendre et à estimer votre solde de congés payés si vous êtes salarié du secteur privé. Pour savoir combien de jours il vous reste, partez du bulletin ou de l'outil RH, dans la même unité (ouvrables ou ouvrés) et sur le même compteur. Lecture d'un compteur : solde restant = jours acquis + reports et crédits non déjà inclus − jours déjà déduits. Le calculateur de cette page propose aussi une estimation simplifiée par période. Aucune de ces lectures ne remplace à elle seule toutes les règles applicables.

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Photo de Helena Jankovičová Kováčová via Pexels

Calculateur de solde de congés payés

Combien de jours de congés me reste-t-il ?

Renseignez votre période et vos congés déjà pris pour estimer votre solde.

Cet outil concerne les salariés du secteur privé.

  1. Votre période

    Quelle période choisir ?

    Dans le secteur privé, la période habituelle va du 1er juin au 31 mai, sauf accord prévoyant une autre organisation (par exemple l'année civile).

    Utilisez la même unité que sur votre fiche de paie.

    Jours ouvrables ou ouvrés ?

    Jours ouvrables : généralement 6 par semaine. Jours ouvrés : généralement 5 par semaine. Conservez la même unité pour toutes les valeurs saisies. En jours ouvrés, l'estimation des acquis ne couvre que 12 mois complets (équivalence usuelle de 25 jours) ; pour une durée plus courte, utilisez les compteurs de votre fiche de paie.

  2. Vos congés restants au début de la période

    Savez-vous combien de jours il vous restait au début de période ?

Facultatif

Vous connaissez vos compteurs de congés ?

Calculez votre solde avec les compteurs de votre fiche de paie.

Outil indicatif : estimation simplifiée ou lecture arithmétique du bulletin, pas un moteur de paie complet. Les calculs s'effectuent dans votre navigateur ; les valeurs ne sont pas envoyées à un serveur de calcul. L'audience du site peut être mesurée selon votre consentement aux cookies.

Le calculateur propose deux modes indépendants. L'estimation par période compte les mois civils complets écoulés depuis le début de la période (1er juin → 31 mai par défaut, année civile ou autre période) jusqu'à la date choisie : le mois en cours n'est pas pris en compte. Cette estimation suppose que vous étiez présent depuis le début de la période sélectionnée, sauf si vous signalez une embauche en cours de période. Le solde total combine le solde encore disponible au début de période, les acquis estimés, puis les jours pris depuis ce début. Une section complémentaire lit les compteurs du bulletin en mode « Acquis et pris » ou « Solde restant ».

Comment calculer son solde de congés payés ?

Le solde de congés payés est le nombre de jours encore disponibles sur un compteur donné, après prise en compte des droits acquis, des jours déjà déduits du compteur et des mouvements de régularisation. Certains outils distinguent un solde comptable et un solde prévisionnel tenant compte de congés futurs réservés : le calculateur de cette page ne traite que les jours déjà déduits, pas les réservations futures.

Comment lire un compteur de congés ?

Si votre fiche de paie indique les jours acquis et les jours déjà déduits, vous pouvez lire le solde ainsi :

Jours acquis plus reports ou crédits non déjà inclus moins jours déjà déduits égale solde restant

Exemple : 20 jours acquis + 2 jours reportés non inclus − 8 jours déduits = 14 jours restants.

Attention : si votre bulletin indique déjà un solde restant, ne déduisez pas une seconde fois les jours pris.

Utilisez les chiffres d'un même compteur et dans la même unité : jours ouvrables ou jours ouvrés.

Trois lectures utiles, selon les données dont vous disposez :

  • Estimation par période (simulateur) : solde de départ + acquis estimés − jours pris depuis le début de période + mouvements non déjà inclus.
  • Bulletin avec colonnes acquis et pris : acquis − pris + corrections non déjà incluses.
  • Bulletin avec solde restant déjà calculé : reprendre ce solde sans retirer à nouveau les jours pris.

Le droit acquis n'est pas forcément immédiatement utilisable : la période de prise, l'ordre des départs et les règles d'anticipation conditionnent la disponibilité réelle. Un salarié peut donc avoir des jours « acquis » encore non « disponibles » selon le logiciel RH.

Que signifient les congés payés N et N-1 ?

Beaucoup de logiciels de paie affichent deux compteurs de congés payés. L'un suit souvent la période d'acquisition en cours, l'autre les droits d'une période précédente encore suivis pour la prise. Les libellés « CP N » et « CP N-1 » sont des conventions logicielles : ce ne sont pas des appellations imposées par la loi.

Lecture habituelle des compteurs N et N-1 (à vérifier sur votre bulletin)
CompteurSignification habituelleÀ vérifier
NPériode d'acquisition couranteConvention et libellés de l'entreprise
N-1Droits d'une période précédentePériode de prise, reports et date limite éventuelle
CompteurN
Signification habituellePériode d'acquisition courante
À vérifierConvention et libellés de l'entreprise
CompteurN-1
Signification habituelleDroits d'une période précédente
À vérifierPériode de prise, reports et date limite éventuelle

Deux compteurs servent surtout au suivi : séparer ce qui s'acquiert encore et ce qui reste à poser sur une période précédente. Cette séparation n'interdit pas, à elle seule, de poser des jours du compteur courant. Les dates de prise dépendent des règles de l'entreprise et de la validation des absences.

Où trouver son solde de congés payés sur sa fiche de paie ?

Sur le bulletin, cherchez un bloc ou une ligne « Congés payés », « CP », « CP N », « CP N-1 », « acquis », « pris », « solde », parfois « en cours » ou « disponibles ». La présentation varie selon le logiciel de paie : tous les bulletins n'affichent pas les mêmes colonnes.

Si le bulletin ne détaille pas assez, consultez l'outil de gestion des absences (SIRH) ou demandez un relevé de compteur au service RH / paie. Le chiffre du bulletin reste une photographie à une date donnée : un congé validé après l'édition peut ne pas encore y figurer.

Exemple pédagogique de compteurs sur un bulletin (données fictives)
LibelléAcquisPrisSolde
CP N-130228
CP N15213
LibelléCP N-1
Acquis30
Pris22
Solde8
LibelléCP N
Acquis15
Pris2
Solde13

Combien de jours de congés payés acquiert-on par mois ?

En règle générale, le salarié du secteur privé acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif chez le même employeur. Pour une année complète, le droit annuel légal de base est de 30 jours ouvrables (cinq semaines), hors droits supplémentaires applicables (article L3141-3 ; Service-Public F2258). Cette règle vaut pour le CDI comme pour le CDD, à temps plein comme à temps partiel : le temps partiel ne réduit pas, à lui seul, la durée des droits en semaines ; le décompte des jours posés suit ensuite le calendrier d'absence.

Lorsque le droit acquis n'est pas un nombre entier, la durée du congé est portée au nombre entier immédiatement supérieur (article L3141-7). L'arrondi s'apprécie sur le droit total concerné. L'appliquer dans l'outil ne valide pas juridiquement toute la méthode simplifiée (mois civils complets).

Dans les conditions prévues par la loi, une période équivalente à quatre semaines ou vingt-quatre jours de travail est assimilée à un mois de travail effectif pour déterminer la durée du congé (L3141-4). Certaines absences sont également assimilées à du travail effectif (L3141-5), avec des règles particulières pour certains arrêts maladie (L3141-5-1). Le simulateur utilise une estimation simplifiée fondée sur les mois civils complets : il ne reconstitue pas automatiquement tous les décomptes possibles en semaines ou en jours de travail. L'écart peut notamment apparaître en cas d'embauche en cours de mois ou de certaines absences ; le résultat peut différer selon la situation et les règles appliquées.

De nombreuses entreprises décomptent en jours ouvrés. L'équivalence usuelle pour cinq semaines est alors de 25 jours ouvrés sur une année complète. Ce mode doit garantir des droits au moins égaux au calcul en jours ouvrables (F35697 ; F2258). 2,08 jours ouvrés par mois n'est pas une règle légale : c'est une division courante de 25 par 12. Le calculateur n'utilise cette équivalence que pour 12 mois complets ; il n'estime pas les acquis en jours ouvrés sur une période partielle.

Un salarié nouvellement embauché acquiert au fil du travail effectif ou assimilé. Dans l'estimation par période, signalez une embauche en cours de période via « Signaler une situation particulière », sinon l'outil suppose une présence depuis le début de la période. À défaut, utilisez le mode fiche de paie.

Jours ouvrés ou jours ouvrables : quelle différence pour mon solde ?

Les jours ouvrables sont les jours pouvant légalement être travaillés : en principe six par semaine, hors repos hebdomadaire et jours fériés habituellement chômés. Les jours ouvrés sont les jours effectivement travaillés dans l'entreprise, souvent cinq par semaine. Les calendriers particuliers (commerce ouvert le samedi, repos un autre jour) peuvent modifier le décompte.

Comparaison rapide jours ouvrables / jours ouvrés
NotionDécompte usuelEffet sur une semaine de congés
Jours ouvrablesSouvent lundi à samediUne semaine peut représenter 6 jours
Jours ouvrésSouvent lundi à vendrediUne semaine peut représenter 5 jours
NotionJours ouvrables
Décompte usuelSouvent lundi à samedi
Effet sur une semaine de congésUne semaine peut représenter 6 jours
NotionJours ouvrés
Décompte usuelSouvent lundi à vendredi
Effet sur une semaine de congésUne semaine peut représenter 5 jours

Exemples de calcul du solde de congés payés

Les exemples ci-dessous sont en jours ouvrables, sauf mention contraire. Ce sont des valeurs pédagogiques de compteurs ou de saisies, pas des calculs définitifs de droits légaux. Hypothèse : les reports saisis ne sont pas déjà inclus dans les jours acquis.

Exemple du parcours par période (hypothèses pédagogiques)
ÉlémentValeur
Solde de départ5
Acquis estimés (ex. 4 mois × 2,5)10
Pris sur droits antérieurs2
Pris sur période courante1
Mouvements complémentaires0
Résultat12
ÉlémentSolde de départ
Valeur5
ÉlémentAcquis estimés (ex. 4 mois × 2,5)
Valeur10
ÉlémentPris sur droits antérieurs
Valeur2
ÉlémentPris sur période courante
Valeur1
ÉlémentMouvements complémentaires
Valeur0
ÉlémentRésultat
Valeur12

Peut-on prendre des congés payés dès son embauche ?

Oui, le salarié peut prendre des congés dès l'embauche, sous réserve des règles de fixation des dates et de la période de prise (article L3141-12 ; F2258). Cela ne signifie pas qu'il peut imposer unilatéralement n'importe quelle date.

  • Congés déjà acquis : droits ouverts au fil du travail effectif ou assimilé.
  • Congés pris par anticipation : jours posés avant d'être entièrement acquis sur le compteur concerné, avec accord et organisation de l'employeur.
  • Congés non encore acquis : ils n'existent pas encore comme droit ; une anticipation crée un solde négatif comptable tant que l'acquisition ne rattrape pas.

L'employeur organise les départs. Un accord sur des dates anticipées n'efface pas le suivi du compteur : le solde peut rester négatif jusqu'à régularisation.

Pourquoi mon solde de congés payés est-il négatif ?

Un solde négatif peut correspondre à des congés pris par anticipation, à une régularisation en cours, à une erreur de saisie, à une déduction sur le mauvais compteur, à un décalage de mise à jour du bulletin, ou à un changement de période. Distinguez le nombre de jours affiché, une éventuelle indemnité, et un éventuel remboursement : un compteur négatif n'est pas automatiquement une dette immédiatement exigible.

Comment les arrêts maladie influencent-ils les congés acquis ?

Depuis le 24 avril 2024, pendant un arrêt pour maladie ou accident d'origine non professionnelle, le salarié acquiert des congés payés dans la limite de 2 jours ouvrables par mois d'arrêt, soit au plus 24 jours ouvrables au titre de ces périodes d'arrêt sur la période de référence (Service-Public F37482 et F2258). Ce plafond de 24 jours concerne l'acquisition pendant les arrêts non professionnels : il ne limite pas automatiquement le total d'une année qui comporte aussi des périodes travaillées (lesquelles ouvrent en principe 2,5 jours ouvrables par mois).

En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, l'acquisition suit en principe 2,5 jours ouvrables par mois pendant l'arrêt, dans la limite de 30 jours par période de référence (F37482). Des règles plus favorables peuvent s'appliquer.

Les congés déjà acquis mais impossibles à prendre du fait de l'arrêt, ainsi que certains congés acquis pendant un arrêt couvrant toute la période de référence, peuvent bénéficier d'un report de 15 mois (L3141-19-1), avec un point de départ particulier en cas de longue suspension (L3141-19-2). Dans le mois suivant la reprise, l'employeur doit informer le salarié du nombre de jours disponibles et de la date limite pour les prendre (L3141-19-3 ; F37482).

Si un arrêt survient pendant des congés déjà pris, le salarié qui a notifié l'arrêt à l'employeur a droit au report des jours de congé coïncidant avec l'arrêt (Service-Public F2262, qui rappelle l'arrêt de la Cour de cassation du 10 septembre 2025).

Que deviennent les congés payés non pris ?

La période d'acquisition et la période de prise sont différentes. La période d'acquisition suit en droit commun souvent le 1er juin au 31 mai (ou une autre période prévue par accord). La période de prise fixée dans l'entreprise doit comprendre le 1er mai au 31 octobre (L3141-13 ; F2258) ; elle peut s'étendre au-delà. Ces dates ne constituent pas une échéance universelle de tous les compteurs, ni l'obligation de poser tous ses congés uniquement entre mai et octobre.

Les congés acquis doivent être pris pendant la période de prise fixée dans l'entreprise. L'employeur fixe cette période, informe les salariés selon les modalités applicables, et doit mettre le salarié en mesure de prendre ses congés.

Dans le cas général, le report des congés non pris n'est pas automatique. Il peut être accepté par l'employeur ou prévu par un accord ou un usage dans l'entreprise (F2258 ; F36509). Des règles particulières peuvent toutefois prévoir un report, notamment lorsque le salarié n'a pas pu prendre ses congés pour certaines raisons : maladie (F37482, F2262), ou retour d'un congé de maternité ou d'adoption (L3141-2).

Il est inexact d'affirmer que les congés non pris sont automatiquement perdus au 31 mai ou au 31 octobre. Il est tout aussi inexact d'affirmer qu'ils sont automatiquement reportés dans tous les cas. La réponse est conditionnelle : période de prise applicable dans l'entreprise, information des salariés, cause de l'impossibilité de poser les jours, et textes applicables.

Que devient mon solde de congés payés à la fin de mon contrat ?

À la fin du contrat (démission, licenciement, rupture conventionnelle, fin de CDD), les droits à congés payés non pris ouvrant droit à indemnisation donnent en principe lieu à une indemnité compensatrice de congés payés (Service-Public F2258). Le nombre de jours restants n'est pas le montant de l'indemnité : le calcul financier suit des méthodes légales distinctes.

Ce guide ne calcule pas le montant de l'indemnité. Pour contrôler les sommes versées à la rupture, rapprochez le solde des lignes du solde de tout compte.

Comment vérifier ou contester un solde incorrect ?

  1. Relever les compteurs

    Notez acquis, pris, solde, unité et période sur le bulletin et dans l'outil RH.

  2. Vérifier l'unité

    Ouvrables ou ouvrés : une semaine ne se lit pas de la même façon.

  3. Identifier la période

    Période d'acquisition et période de prise associées à chaque compteur.

  4. Reconstituer les prises

    Listez les absences réellement validées et le compteur sur lequel les jours ont été déduits (N ou N-1).

  5. Contrôler reports et régularisations

    Évitez le double comptage des jours déjà inclus dans « acquis ».

  6. Comparer avec les relevés RH

    Écart de date d'édition du bulletin, congé posé après coup, bascule de période.

  7. Demander une explication écrite

    Sollicitez le détail du compteur auprès de l'employeur ou du service paie.

Questions fréquentes sur le solde de congés payés

Réponses directes pour lire un compteur, calculer un solde restant et comprendre les cas particuliers.

Commencez par le solde affiché sur votre bulletin ou dans l'outil RH, dans la même unité que le compteur. Si seules les colonnes acquis et pris sont disponibles, calculez acquis − jours déjà déduits (+ crédits non déjà inclus). Si un solde restant est déjà indiqué, reprenez-le sans retirer à nouveau les jours pris.

Trois parcours : (1) estimation par période = solde de départ + acquis estimés − jours pris depuis le début + mouvements non inclus ; (2) bulletin acquis/pris = acquis − pris + corrections non incluses ; (3) bulletin solde restant = reprendre le solde sans nouvelle déduction. Exemple de lecture de compteur : 20 acquis, 8 déduits, 2 reportés non inclus → 14.

Cherchez un bloc Congés payés, CP N, CP N-1, acquis, pris ou solde. La présentation dépend du logiciel de paie. Si le détail manque, demandez un relevé au service RH ou consultez l'outil de gestion des absences.

Ce sont en général deux compteurs logiciels : N pour la période d'acquisition courante, N-1 pour des droits d'une période précédente encore suivis. Ces libellés ne sont pas des appellations imposées par la loi. N-1 n'implique pas automatiquement une échéance au 31 mai.

En règle générale, 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif. Pour une année complète, le droit annuel légal de base est de 30 jours ouvrables (F2258, L3141-3), hors droits supplémentaires. Une période équivalente à quatre semaines ou vingt-quatre jours de travail peut compter pour un mois (L3141-4) ; le simulateur, lui, estime via les mois civils complets. En jours ouvrés, l'équivalence usuelle annuelle est de 25 jours, sous réserve d'un mode au moins aussi favorable. Le calculateur n'estime les acquis en jours ouvrés que pour 12 mois complets ; sinon, reprenez les compteurs du bulletin.

Les jours acquis sont les droits ouverts sur la période suivie. Les jours disponibles sont ceux que les règles de prise, l'outil RH et l'employeur permettent de poser immédiatement. Un droit acquis peut encore être soumis à la période de prise ou à une validation.

Souvent parce que des congés ont été pris par anticipation, ou après une régularisation, une erreur de saisie, une déduction sur le mauvais compteur ou un décalage de mise à jour. Un solde négatif comptable n'est pas automatiquement une dette exigible : demandez le détail du compteur.

Oui, par anticipation, avec l'organisation et l'accord de l'employeur, et sous réserve des règles de fixation des dates. Le compteur peut alors devenir négatif jusqu'à ce que l'acquisition rattrape les jours posés.

Pas automatiquement. Dans le cas général, le report n'est pas automatique : il peut être accepté par l'employeur ou prévu par un accord ou un usage. Des règles particulières existent, notamment en maladie ou au retour d'un congé de maternité ou d'adoption. Il est faux de dire qu'ils sont toujours perdus au 31 mai, et faux de dire qu'ils sont toujours reportés.

En jours ouvrables, une semaine hors repos hebdomadaire et hors jour férié habituellement chômé peut représenter six jours (souvent lundi à samedi). Dans un décompte classique en jours ouvrés du lundi au vendredi, la même semaine peut représenter cinq jours ; le samedi n'y est généralement pas décompté. Vérifiez le mode de votre entreprise.

Oui pour la durée en semaines : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit cinq semaines pour une année complète (F33927). Le décompte des jours posés suit ensuite le calendrier d'absence. Un compteur déjà établi sur le bulletin peut être relu via le mode fiche de paie.

Oui. Pendant un arrêt non professionnel, depuis le 24 avril 2024, l'acquisition est en principe de 2 jours ouvrables par mois d'arrêt (max 24 au titre de ces périodes). Cela n'empêche pas d'acquérir 2,5 jours par mois sur les périodes travaillées de la même année. En AT/MP, l'acquisition pendant l'arrêt suit en principe 2,5 jours par mois (max 30) (F37482).

Dans le cas général, non automatiquement : le report peut être accepté par l'employeur ou prévu par un accord ou un usage (F2258, F36509). Des règles particulières existent, notamment en maladie (report de 15 mois possible, L3141-19-1 et L3141-19-2 ; information après reprise, L3141-19-3) ou au retour d'un congé de maternité ou d'adoption (L3141-2). Un accord peut prévoir une durée de report maladie plus favorable (F37482, F2262).

Les droits non pris ouvrant droit à indemnisation donnent en principe lieu à une indemnité compensatrice de congés payés (F2258), quel que soit le motif de rupture le plus courant. Le nombre de jours n'est pas le montant de l'indemnité.

À retenir

  • Lisez chaque compteur dans une seule unité : acquis, jours déjà déduits, crédits non inclus ou solde déjà calculé.
  • N et N-1 sont des libellés logiciels ; ils ne fixent pas à eux seuls les dates de prise.
  • 2,5 jours ouvrables par mois et 30 jours de droit annuel de base restent le repère légal usuel, hors droits supplémentaires.
  • Acquisition et prise sont distinctes : la période de prise doit comprendre le 1er mai au 31 octobre, sans échéance universelle de tous les compteurs.
  • Un solde négatif peut être une anticipation : demandez le détail avant de conclure.
  • L'estimation par période est simplifiée ; en jours ouvrés elle ne couvre que 12 mois complets. Le mode fiche de paie relit le bulletin sans le vérifier.

Pour le cadre général des droits, consultez le guide congés payés. Pour la rupture du contrat, rapprochez votre solde du solde de tout compte.

Sources officielles et références

Guide rédigé à partir des sources officielles citées, à destination des salariés du secteur privé. Vérification documentaire des sources officielles consultées : 27 octobre 2026. Sources principales : Code du travail (notamment L3141-2, L3141-3, L3141-4, L3141-5, L3141-5-1, L3141-7, L3141-8, L3141-12, L3141-13, L3141-19-1, L3141-19-2, L3141-19-3, L3141-29), Service-Public F2258, F2262, F35697, F36509, F37482 et F33927, Code du travail numérique, Légifrance. Les conventions collectives peuvent être plus favorables. Hors périmètre : calcul financier détaillé de l'indemnité compensatrice.

Textes et informations officielles :