Par Antoine17 min de lectureDernière mise à jour le 23 septembre 2026

Dans le secteur privé, le maintien de salaire n'est pas le versement des IJSS par la CPAM. C'est le complément que l'employeur peut devoir ajouter, sous conditions, pour porter le revenu au minimum légal : 90 % de la rémunération brute de référence, puis les deux tiers.

Ce minimum suppose notamment un an d'ancienneté au premier jour d'absence et commence, en maladie non professionnelle, au-delà de sept jours. Une convention collective peut être plus favorable. Le calculateur estime uniquement ce plancher légal, pas le revenu total de l'arrêt.

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Simulateur du maintien légal employeur

Estimez le complément minimal dû par l'employeur dans le secteur privé, après déduction des IJSS.

Cas simulé

salarié mensualisé du secteur privé, maladie ou accident non professionnel

Ce simulateur estime uniquement le minimum légal prévu par le Code du travail. Votre convention collective ou un accord d'entreprise peut prévoir un maintien plus favorable.

Ce calculateur estime uniquement le minimum légal du complément employeur pour un salarié mensualisé du privé, en maladie ou accident non professionnel.

Ce calcul ne couvre pas la fonction publique, les accidents du travail et maladies professionnelles, les accidents de trajet, ni les catégories exclues du minimum légal de l'article L1226-1. Il n'intègre pas automatiquement les règles plus favorables d'une convention collective ou d'un accord d'entreprise.

1. Salaire et dates

Rémunération brute que vous auriez perçue en travaillant, avant retenue d'absence.

La date de fin est incluse dans le décompte.

2. Ancienneté

L'ancienneté est calculée au premier jour de l'absence, en années révolues.

3. IJSS

Indiquez le montant journalier brut avant CSG et CRDS, figurant sur votre attestation de paiement. Si vos IJSS ont été réduites, suspendues ou ne sont pas encore versées, le montant à retenir pour le calcul du complément peut être différent du montant effectivement reçu. Calculer le montant de vos IJSS.

4. Droits déjà utilisés
Avez-vous déjà reçu un complément de salaire de votre employeur au cours des 12 mois précédant le début de cet arrêt ?

Les droits se décomptent sur les douze mois précédant le début de cet arrêt, pas du 1er janvier au 31 décembre.

5. Conditions du minimum légal

Cocher cette case ne certifie pas l'ouverture des droits. Elle indique seulement que vous avez lu les conditions principales.

  • Au moins un an d'ancienneté au premier jour d'absence
  • Incapacité constatée par certificat médical
  • Justification dans les 48 heures, sous réserve des exceptions légales
  • Prise en charge par la Sécurité sociale
  • Soins en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen
  • Non-appartenance aux catégories exclues, et absence de fraude avérée visant l'obtention des indemnités journalières

Seule la part financée par l'employeur est déduite. Laissez vide s'il n'y en a pas.

Indiquez votre salaire, vos dates, votre date d'entrée et l'IJSS journalière pour afficher l'estimation du minimum légal.

Homme masqué en manteau et écharpe, tenant des feuilles à un bureau blanc, avec casque audio, lunettes et ordinateur portable
Photo de Gustavo Fring via Pexels

Comment utiliser le calculateur ?

Le simulateur estime le minimum légal du complément employeur, pas le total IJSS plus maintien. Huit étapes suffisent.

  1. Le simulateur part automatiquement du cas général : salarié mensualisé du privé, maladie ou accident non professionnel.

  2. Saisissez votre salaire brut mensuel habituel.

  3. Indiquez les dates de début et de fin de l'arrêt (la fin est incluse).

  4. Renseignez votre date d'entrée dans l'entreprise : l'ancienneté est calculée au premier jour d'absence.

  5. Saisissez l'IJSS journalière brute, ou calculer le montant de vos IJSS

  6. Indiquez si un complément a déjà été versé au cours des douze mois précédents, puis les jours utilisés à 90 % et aux deux tiers si vous les connaissez.

  7. Cochez la case seulement après avoir lu les conditions principales : cela ne certifie pas l'ouverture des droits.

  8. Lisez le complément brut estimé, les jours couverts, le délai employeur et les jours sans minimum légal.

Quelles sont les limites du calculateur ?

Ce calculateur estime uniquement le minimum légal du complément employeur pour un salarié mensualisé du privé, en maladie ou accident non professionnel.

Ce calcul ne couvre pas la fonction publique, les accidents du travail et maladies professionnelles, les accidents de trajet, ni les catégories exclues du minimum légal de l'article L1226-1. Il n'intègre pas automatiquement les règles plus favorables d'une convention collective ou d'un accord d'entreprise.

Le résultat est une estimation. Il ne certifie pas l'ouverture des droits et ne remplace ni le bulletin, ni la convention collective, ni le calcul de paie de l'employeur.

La formule salaire brut mensuel × 12 ÷ 365 est une convention d'estimation du simulateur, pas une méthode légale obligatoire. L'article D1226-7 retient la rémunération que le salarié aurait perçue selon l'horaire pratiqué pendant l'absence. La retenue réelle du bulletin peut donc différer selon le mois, les heures de travail, la convention collective et la méthode de paie.

Le salaire brut mensuel habituel ne permet pas toujours de reconstituer exactement la rémunération que le salarié aurait perçue pendant son absence. Les primes, commissions, heures supplémentaires habituelles, changements d'horaire, variations mensuelles et autres éléments de rémunération peuvent modifier le résultat réel du bulletin. Le simulateur utilise une moyenne annuelle simplifiée.

Les décimales intermédiaires sont conservées pendant le calcul. Le montant total est arrondi au centime le plus proche.

Qu'est-ce que le maintien de salaire en arrêt maladie ?

Le maintien de salaire désigne, dans le langage courant, le complément légal de l'employeur : l'indemnité ajoutée, sous conditions, aux IJSS pour atteindre le minimum prévu par le Code du travail. Dans le privé, ce minimum vise 90 % de la rémunération brute de référence, puis les deux tiers.

Sans ce complément, le salarié perçoit surtout les IJSS de la CPAM, après le délai de carence de trois jours des IJSS dans le cas général. Le maintien légal n'est dû que si les conditions de l'article L1226-1 sont remplies.

IJSS, complément employeur, convention collective et prévoyance : quelles différences ?

Quatre sources peuvent intervenir. Elles ne se confondent pas et ne s'additionnent pas mécaniquement à 90 % du salaire.

SourceQui verseRôle
IJSSCPAM, ou l'employeur en cas de subrogationIndemnité de Sécurité sociale, après le délai de carence de trois jours des IJSS dans le cas général
Complément légal employeurEmployeurDifférence pour atteindre 90 %, puis les deux tiers du brut de référence
Convention ou accordEmployeurPeut améliorer le délai, le taux, la durée ou l'ancienneté requise
PrévoyanceOrganisme de prévoyancePrestation éventuelle ; la part financée par l'employeur est déduite du minimum légal
SourceIJSS
Qui verseCPAM, ou l'employeur en cas de subrogation
RôleIndemnité de Sécurité sociale, après le délai de carence de trois jours des IJSS dans le cas général
SourceComplément légal employeur
Qui verseEmployeur
RôleDifférence pour atteindre 90 %, puis les deux tiers du brut de référence
SourceConvention ou accord
Qui verseEmployeur
RôlePeut améliorer le délai, le taux, la durée ou l'ancienneté requise
SourcePrévoyance
Qui verseOrganisme de prévoyance
RôlePrestation éventuelle ; la part financée par l'employeur est déduite du minimum légal
Qui verse quoi pendant un arrêt maladie dans le privé

Quelles conditions faut-il remplir ?

Le minimum légal n'est pas automatique. L'article L1226-1 pose des conditions cumulatives. L'ancienneté s'apprécie au premier jour de l'absence.

  • Au moins un an d'ancienneté dans l'entreprise au premier jour d'absence
  • Incapacité de travail constatée par certificat médical
  • Justification de l'arrêt dans les 48 heures, sous réserve des exceptions légales
  • Prise en charge par la Sécurité sociale
  • Soins en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen

Sont exclus du minimum légal les travailleurs à domicile, les salariés saisonniers, les salariés intermittents et les salariés temporaires. Le texte en vigueur exclut aussi le salarié lorsque l'employeur a été informé d'une fraude avérée visant l'obtention des indemnités journalières.

Quand le complément employeur commence-t-il ?

Dans le cas général d'une maladie ou d'un accident non professionnel, le complément légal de l'employeur commence au huitième jour d'absence. Ce délai légal de sept jours du complément employeur n'est pas le délai de carence de trois jours des IJSS.

DélaiQui concerneCas général
3 joursIJSS versées par la CPAMPas d'IJSS les trois premiers jours, sauf exception
7 joursComplément légal de l'employeurPas de minimum légal avant le huitième jour
Délai3 jours
Qui concerneIJSS versées par la CPAM
Cas généralPas d'IJSS les trois premiers jours, sauf exception
Délai7 jours
Qui concerneComplément légal de l'employeur
Cas généralPas de minimum légal avant le huitième jour
Deux délais distincts à ne pas confondre

Sur l'exemple d'un arrêt du 7 au 13 septembre 2026 (7 jours), le complément légal est de 0,00 €. Sur l'arrêt du 7 au 20 septembre (14 jours), il commence le 14 septembre 2026 et couvre 7 jours.

Pour un accident du travail ou une maladie professionnelle, le délai légal de sept jours ne s'applique pas : le complément peut commencer dès le premier jour d'absence. Cette exception ne s'applique pas à l'accident de trajet. Le simulateur ne traite toutefois aucun de ces trois cas.

Combien de temps dure le maintien selon l'ancienneté ?

Dès un an d'ancienneté révolue au premier jour d'absence, le barème légal ouvre 30 jours à 90 %, puis 30 jours aux deux tiers. Chaque période entière de cinq ans au-delà de cette année ajoute 10 jours à chaque tranche, sans dépasser 90 jours par tranche.

AnciennetéPériode à 90 %Période aux deux tiersDurée totale indemnisable
Moins de 1 anAucuneAucunePas de minimum légal
De 1 à 5 ans30 jours30 jours60 jours
De 6 à 10 ans40 jours40 jours80 jours
De 11 à 15 ans50 jours50 jours100 jours
De 16 à 20 ans60 jours60 jours120 jours
De 21 à 25 ans70 jours70 jours140 jours
De 26 à 30 ans80 jours80 jours160 jours
31 ans et plus90 jours90 jours180 jours
AnciennetéMoins de 1 an
Période à 90 %Aucune
Période aux deux tiersAucune
Durée totale indemnisablePas de minimum légal
AnciennetéDe 1 à 5 ans
Période à 90 %30 jours
Période aux deux tiers30 jours
Durée totale indemnisable60 jours
AnciennetéDe 6 à 10 ans
Période à 90 %40 jours
Période aux deux tiers40 jours
Durée totale indemnisable80 jours
AnciennetéDe 11 à 15 ans
Période à 90 %50 jours
Période aux deux tiers50 jours
Durée totale indemnisable100 jours
AnciennetéDe 16 à 20 ans
Période à 90 %60 jours
Période aux deux tiers60 jours
Durée totale indemnisable120 jours
AnciennetéDe 21 à 25 ans
Période à 90 %70 jours
Période aux deux tiers70 jours
Durée totale indemnisable140 jours
AnciennetéDe 26 à 30 ans
Période à 90 %80 jours
Période aux deux tiers80 jours
Durée totale indemnisable160 jours
Ancienneté31 ans et plus
Période à 90 %90 jours
Période aux deux tiers90 jours
Durée totale indemnisable180 jours
Durées du maintien légal selon l'ancienneté au premier jour d'absence

Les bornes s'entendent en années révolues : 5 ans et 11 mois restent dans la tranche 1 à 5 ans (30 + 30). Le passage à 6 ans ouvre 40 + 40 jours, 11 ans ouvre 50 + 50, et ainsi de suite jusqu'au plafond de 90 + 90 jours à partir de 31 ans. L'ancienneté se lit au premier jour de l'absence.

Que se passe-t-il en cas de plusieurs arrêts en douze mois ?

Plusieurs arrêts au cours des douze mois précédents n'ouvrent pas automatiquement un droit complet. Les indemnités complémentaires déjà reçues pendant ces douze mois réduisent les durées encore disponibles. Les droits ne sont pas remis à zéro le 1er janvier.

Saisissez ces jours dans le calculateur. Sans cette information, l'estimation peut surestimer le minimum encore dû. Si les jours déjà utilisés datent de plus de douze mois, ils ne sont plus déduits : le calcul redevient celui d'un arrêt sans droits antérieurs.

Convention collective ou accord d'entreprise : pourquoi le résultat réel peut-il être meilleur ?

Une convention collective peut prévoir un maintien plus favorable que le minimum légal, notamment sur l'ancienneté, le délai, le taux ou la durée. De nombreux salariés du privé relèvent d'une convention collective susceptible de prévoir des garanties plus favorables. Ce simulateur calcule uniquement le minimum légal.

  • Une ancienneté plus courte, voire aucune condition d'ancienneté
  • Un délai employeur plus court, voire un maintien dès le premier jour
  • Un maintien à 100 % du brut, ou parfois du net
  • Une durée plus longue que le barème D1226-2
  • Des règles particulières de prévoyance

Vérifiez l'intitulé et l'IDCC sur le bulletin, la convention collective, l'accord d'entreprise, les garanties de prévoyance, puis les lignes de maintien et d'IJSS du bulletin.

Subrogation : qui verse quoi ?

La subrogation change le circuit de versement, pas le montant des droits. Avec subrogation, la CPAM verse les IJSS à l'employeur, qui vous paie l'ensemble sur le bulletin. Sans subrogation, la CPAM vous verse les IJSS et l'employeur ne paie que son complément.

Si les IJSS arrivent directement sur votre compte, l'employeur n'a pas à les verser une seconde fois. Le complément légal reste la différence pour atteindre 90 % ou les deux tiers. La présence d'IJSS subrogées sur le bulletin ne signifie pas que l'employeur les finance : il les reçoit de la caisse avant de les reverser avec la paie.

Exemples de calcul

Tous les exemples ci-dessous utilisent le même moteur que le calculateur, pour un salarié mensualisé du privé en maladie ou accident non professionnel, avec 2 000,00 € brut mensuel et une IJSS journalière brute de 32,87 €. Les dates de fin sont incluses.

SituationDuréeJours à 90 %Jours aux 2/3Complément brut estiméJours sans complément légal
Arrêt de 7 jours, 3 ans d'ancienneté7 j000,00 €7
Arrêt de 14 jours, 1 à 5 ans d'ancienneté14 j70184,16 €7
Arrêt de 45 jours, passage 90 % puis deux tiers45 j308876,97 €7
14 jours après 30 jours déjà utilisés à 90 %14 j0776,76 €7
Moins d'un an d'ancienneté14 j000,00 €14
14 jours après épuisement des deux tranches14 j000,00 €14
Arrêt plus long que les droits restants (1 an d'ancienneté)91 j30301 118,21 €31
SituationArrêt de 7 jours, 3 ans d'ancienneté
Durée7 j
Jours à 90 %0
Jours aux 2/30
Complément brut estimé0,00 €
Jours sans complément légal7
SituationArrêt de 14 jours, 1 à 5 ans d'ancienneté
Durée14 j
Jours à 90 %7
Jours aux 2/30
Complément brut estimé184,16 €
Jours sans complément légal7
SituationArrêt de 45 jours, passage 90 % puis deux tiers
Durée45 j
Jours à 90 %30
Jours aux 2/38
Complément brut estimé876,97 €
Jours sans complément légal7
Situation14 jours après 30 jours déjà utilisés à 90 %
Durée14 j
Jours à 90 %0
Jours aux 2/37
Complément brut estimé76,76 €
Jours sans complément légal7
SituationMoins d'un an d'ancienneté
Durée14 j
Jours à 90 %0
Jours aux 2/30
Complément brut estimé0,00 €
Jours sans complément légal14
Situation14 jours après épuisement des deux tranches
Durée14 j
Jours à 90 %0
Jours aux 2/30
Complément brut estimé0,00 €
Jours sans complément légal14
SituationArrêt plus long que les droits restants (1 an d'ancienneté)
Durée91 j
Jours à 90 %30
Jours aux 2/330
Complément brut estimé1 118,21 €
Jours sans complément légal31
Exemples produits par le moteur de maintien légal

Comment vérifier son bulletin de paie ?

Comparez le simulateur au bulletin ligne par ligne, en restant en brut. Un écart ne signifie pas forcément une erreur : la méthode de retenue d'absence, l'horaire, le mois et la convention peuvent modifier le résultat. Ne comparez pas uniquement le net à payer : la retenue pour absence et le maintien peuvent être calculés selon une méthode de paie différente de la convention simplifiée du simulateur.

  • La retenue pour absence
  • Les IJSS subrogées ou versées directement
  • Le complément employeur ou maintien conventionnel
  • Une éventuelle ligne de prévoyance
  • L'intitulé et l'IDCC de la convention collective

Maintien de salaire dans le privé et dans le public : quelles différences ?

Les indications ci-dessous constituent uniquement un repère général. Les règles diffèrent selon le statut de l'agent et la fonction publique concernée. Aucun montant pour le secteur public n'est calculé sur cette page.

  • Un fonctionnaire en congé de maladie perçoit actuellement 90 % de son traitement indiciaire brut pendant trois mois, puis 50 % pendant neuf mois, sous réserve des règles applicables et d'un jour de carence.
  • Les agents contractuels publics suivent encore d'autres durées selon leur ancienneté et leur fonction publique d'appartenance.

Situations non couvertes par le calcul standard

Ces situations restent hors du calcul standard. Elles ne sont pas proposées comme options du simulateur. N'utilisez pas cet outil pour obtenir un montant dans ces cas.

  • Fonction publique
  • Accidents du travail, maladies professionnelles et accidents de trajet
  • Salariés saisonniers, temporaires, intermittents et travailleurs à domicile, exclus du minimum légal de l'article L1226-1
  • Règles plus favorables d'une convention collective ou d'un accord d'entreprise, non appliquées automatiquement
  • Régimes locaux
  • Maintiens conventionnels calculés sur le net
  • Prévoyance complexe au-delà d'une prestation journalière employeur

Méthodologie et sources

Règles du Code du travail vérifiées le 18 septembre 2026. Article mis à jour le 23 septembre 2026.

Cette page présente le minimum légal prévu par le Code du travail. Les textes cités sont vérifiés sur Légifrance et comparés aux informations de Service-Public et de l'Assurance Maladie. Les règles plus favorables des conventions collectives ne sont pas appliquées automatiquement.

La formule salaire brut mensuel × 12 ÷ 365 est une convention d'estimation du simulateur, pas une méthode légale obligatoire. L'article D1226-7 retient la rémunération que le salarié aurait perçue selon l'horaire pratiqué pendant l'absence. La retenue réelle du bulletin peut donc différer selon le mois, les heures de travail, la convention collective et la méthode de paie.

Questions fréquentes sur le maintien de salaire

Réponses courtes sur le complément employeur légal dans le privé. Une convention collective peut améliorer le résultat.

Non. Le minimum légal n'est dû que si les conditions de l'article L1226-1 sont remplies, notamment un an d'ancienneté. Une convention peut toutefois prévoir un maintien plus large.

Oui pour le minimum légal, apprécié au premier jour d'absence. En dessous d'un an, seules les IJSS sont dues, sauf convention, accord ou usage plus favorable.

Trois jours concernent les IJSS de la CPAM. Sept jours concernent le complément légal employeur en maladie non professionnelle, qui commence donc au huitième jour.

Non. Les 90 % correspondent au niveau total visé après prise en compte des IJSS et, le cas échéant, des prestations de prévoyance déductibles. L'employeur ne verse que le solde, jamais un montant négatif.

Non. Le complément calculé est un montant brut. Le montant net figurant sur le bulletin est inférieur après application des cotisations et prélèvements concernés.

Le minimum légal porte sur la rémunération brute que le salarié aurait perçue en travaillant. Certaines conventions prévoient un maintien du net, plus favorable, que ce calculateur ne simule pas.

De 30 + 30 jours entre 1 et 5 ans d'ancienneté jusqu'à 90 + 90 jours à partir de 31 ans, après le délai de sept jours, et sous déduction des jours déjà utilisés sur douze mois.

Non automatiquement. Les indemnités complémentaires déjà reçues pendant les douze mois précédents réduisent les durées encore disponibles. Les droits ne sont pas remis à zéro le 1er janvier.

Oui. Une convention, un accord, le contrat ou un usage peut prévoir un maintien dès le premier jour, plus favorable que le délai légal de sept jours du complément employeur. Vous pouvez tout de même utiliser ce simulateur comme point de comparaison du minimum légal : il n'applique pas automatiquement votre convention.

Le maintien est le complément versé par l'employeur. La subrogation est seulement le circuit : la CPAM paie les IJSS à l'employeur, qui vous reverse l'ensemble. Les droits totaux restent les mêmes.

L'employeur n'a pas à les verser une seconde fois. Il ne doit, sous conditions, que le complément pour atteindre le niveau légal ou conventionnel applicable.

Non. Ce moteur est réservé au privé et ne calcule aucun montant pour la fonction publique. Un fonctionnaire perçoit actuellement 90 % de son traitement indiciaire brut pendant trois mois, puis 50 % pendant neuf mois, sous réserve des règles applicables et d'un jour de carence.

Vérifiez l'IDCC, la convention, les jours déjà utilisés, la retenue d'absence, la subrogation et la prévoyance. Le Code du travail retient la rémunération que le salarié aurait perçue selon l'horaire pratiqué pendant l'absence (article D1226-7). Le simulateur utilise une convention d'estimation (salaire brut mensuel × 12 ÷ 365), qui peut différer de la méthode de paie.

Estimez le complément légal de votre employeur

Renseignez votre salaire brut, vos dates, votre ancienneté et vos IJSS pour estimer le minimum légal du complément employeur, puis comparez le résultat à votre bulletin et à votre convention.

Calculer mon maintien de salaire

Calculer le montant de vos IJSSEstimer le revenu total perçu pendant l'arrêt